Peux-tu te présenter et nous dire quelle est ton activité en quelques mots ?
Je m'appelle Lorène, je suis coach et j’accompagne les personnes à oser. Je suis également la créatrice d’un outil qui s’appelle “Jeu Suis Cap”. C’est un jeu pour apprendre à être autonome sur sa façon de penser et de se valoriser au quotidien pour se voir évoluer. Je travaille également sur des ateliers B2B en partenariat avec une autre coach qui s’appelle Alizée.
Raconte-nous un peu ce qui t’a amené à ce que tu fais aujourd’hui.
C’était difficile pour moi pendant mes études de décrire le métier de mes rêves, car j’ai toujours été quelqu’un qui aimait apprendre des nouvelles choses et qui n’aimait pas s’enfermer dans une seule tâche. Je me voyais chef de projet, j’avais cette créativité qui m’appelait, et à travers mon Master j’ai découvert l’entrepreneuriat sous un nouvel angle.
Je m’y suis lancée une première fois à la fin de mes études, et ça a été mon premier grand bain qui a duré un peu moins d’un an. J’ai découvert les attentes de la condition d’entrepreneur·e et toutes les fonctions multi-casquettes autour qui m’ont énormément donné envie. J’ai beaucoup appris à travers cette épreuve, notamment en me rendant compte qu’à force de faire évoluer mon idée et de tester de nouvelles pistes, à la fin je n’étais plus du tout alignée avec le projet. J’ai repris un emploi et ça m’a fait du bien de retrouver un cadre, des prises de missions précises, et de me sentir à nouveau utile pour les autres. J’ai évolué et testé de nouveaux métiers au sein de cette entreprise, puis je me suis de nouveau vue stagner dans mes ambitions.
J’ai retrouvé un projet qui faisait sens pour moi et qui m’a donné envie de retenter l’entrepreneuriat, et qui m’a permis de mettre en pratique le développement personnel tout en faisant jouer ma créativité au quotidien. J’ai donc créé Jeu Suis Cap comme un outil dans mon activité et dans mon accompagnement.


Quelles sont les choses que tu préfères le plus au sein de ton activité ?
Je dirais que c’est le fait qu’il n’y ait pas de routine. C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans l’entrepreneuriat, même si c’est un apprentissage continu.
La seconde c’est l’environnement entrepreneurial en général, car on est obligé de s’ouvrir aux autres. Ce que j’adore, c’est profiter de cette activité pour avoir accès à des personnes avec qui je n’aurais peut-être pas discuté en temps normal et découvrir leur parcours, leurs réussites et leurs inspirations.
La troisième est d’avoir la possibilité d’exprimer ma créativité à travers tout ce que j’entreprends. Que ce soit de créer un jeu, créer un accompagnement, des exercices, des visuels, un univers, un écosystème… Il y a toujours ce fil conducteur dans mon quotidien.
Quel conseil principal donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait se lancer à son compte ?
Selon moi, la première chose à se demander c’est : qu’est-ce que je recherche dans l’entrepreneuriat ? C’est une question qui est simple et à la fois très challengeante. C’est important de savoir pourquoi on se lance, car l’entrepreneuriat c’est un peu comme un miroir où tu te vois avec tes qualités et tes défauts — tu es face à toi-même. Car trouver ce qui te fait plaisir dans l’entrepreneuriat, c’est ce qui va te permettre de te développer en tant qu’humain, mais c’est aussi ce à quoi tu t’accroches quand tu as des moments de down.
Ensuite, je dirais que c’est aussi important de se connaître et d’avoir une vision claire de ses compétences, de ses limites, et de ce sur quoi on aura besoin d’aide.
Si j’avais un conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer dans une activité liée au développement personnel, ce serait de faire la différence en incarnant ce que tu dis. C’est vrai que c’est un secteur où il y a beaucoup de personnes déjà dans le domaine, mais il n’y a selon moi de la place pour tout le monde. Il faut simplement savoir à qui tu parles, et ce que toi en tant que personne tu peux apporter aux autres.
Qu’est-ce que ça t’apporte personnellement au quotidien de travailler dans un coworking, et pourquoi as-tu fait ce choix ?
Quand j’ai commencé l’entrepreneuriat, j’étais enfermée chez moi pendant plusieurs mois, c’était un peu comme ma hutte, j’étais cloisonnée du reste du monde. Au début ça peut être cool, surtout quand tu sors du salariat, de te retrouver avec tes idées, mais ça devient vite limitant.
Quitter son environnement connu pour aller vers un espace de travail, ça permet d’avoir des échanges et de te challenger dans ce que tu entreprends. C’est hyper puissant et un vrai accélérateur dans la transformation de ton entreprise, grâce à l’effet miroir. Quand tu vois les personnes bosser autour de toi, ça te conditionne à te mettre dans le même état d’esprit et à éviter de procrastiner ou de faire des tâches qui n’ont rien à voir avec ton activité. Ça te permet de couper avec chez toi, d’avoir un espace où tu travailles, et un espace où tu ne travailles pas.
J’aime aussi avoir un environnement de travail qui soit agréable, autant dans le climat social que dans l’agencement, la déco, ça a pour moi un impact énorme sur la créativité.
Enfin, il y a le fait de pouvoir rigoler, d’avoir des moments de légèreté, de croiser du monde et de manger avec eux le midi, de discuter d’autre chose que du travail. Faire des soirées à thème, des fléchettes entre midi et deux, tout ça ça permet de s’oxygéner et d’avoir des moments un peu off qui vont aussi booster ta productivité.


Quels sont tes rêves professionnels, objectifs ou projets que tu aimerais développer ?
Quand j’ai créé mon jeu, je l’ai tout de suite imaginé dans un écosystème. Mon objectif est de m’entourer, comme ce que j’ai commencé à faire avec Alizée par le biais de nos ateliers B2B, pour aller plus loin dans cet écosystème autour de Jeu Suis Cap en développant d’autres outils ludiques pour apprendre à se connaître, à oser et à gagner confiance en soi.
Un livre, un podcast, un artiste, film ou créateur de contenu que tu aimerais nous recommander aujourd’hui ?
Je suis très fan d’un pianiste très connu qui s’appelle Ludovico Einaudi, que j’écoute quand je travaille, c’est un peu ma safe place quand j’ai besoin d’inspiration.
Pour la passion, j’ai commencé le théâtre l’année dernière, chaque vendredi soir à 20h — c’est un peu la dernière motivation à avoir de la semaine. Ça m'apporte beaucoup sur le plan personnel mais pas que, car ça me donne encore une fois l’occasion de rencontrer des personnes que j’aurais peut-être pas eu l’occasion de rencontrer dans la vie de tous les jours.
Un peu comme du sport, ça me permet de décompresser et en même temps d’apprendre sur moi et de me lancer des défis.





