portrait de hugo
à la rencontre de

Hugo Benattia

Expert en stratégie digitale, Hugo accompagne les entreprises dans le développement de leur croissance en activant les leviers marketing les plus pertinents. À travers La Nouvelle Stratégie, il aide les entrepreneur·e·s à clarifier leurs objectifs, comprendre leurs audiences et construire des stratégies efficaces.

Dans cette interview, Hugo revient sur son parcours vers l’entrepreneuriat et la création de son agence. Il y partage sa passion pour la publicité et l’analyse fine des besoins clients, entre psychologie, données chiffrées et créativité. Il évoque aussi l’importance du passage à l’action, de la transmission de sa vision du marketing, et du rôle central du coworking dans le développement de son réseau et de son activité.

Peux-tu te présenter et nous dire quelle est ton activité en quelques mots ?

Je m’appelle Hugo Benattia et je suis expert en stratégie digitale. C’est un mot assez général pour désigner une personne qui va utiliser tous les moyens possibles, digitaux de préférence, pour que ses clients aient plus de clients, ou plus de ventes.

Mais vu que chaque business est différent, que ce soit dans le B2B ou dans le B2C, les chemins vont être divers. Mon rôle est d’essayer de trouver le chemin le plus court et le plus rentable pour que l’entrepreneur·e atteigne ses objectifs. Ça peut prendre beaucoup de formes, comme des campagnes publicitaires d'acquisition, des nouvelles façons de réfléchir un site web ou un tunnel de vente, mais il y a aussi des objectifs de notoriété ou des changements stratégiques de marque, comme :  “j’ai envie de repositionner ma marque”, “j’ai envie d’avoir une nouvelle clientèle”, “j’ai envie de fidéliser mes clients”, ou encore “j’ai envie d’augmenter mon panier moyen”.

Raconte-nous un peu ce qui t’a amené à ce que tu fais aujourd’hui.

J’ai toujours voulu avoir une entreprise, mais je n’avais quasiment jamais pensé de ma vie à devenir entrepreneur. J’ai fait STAPS sans vouloir être prof de sport : je voulais travailler pour Nike et Adidas. J’étais basketteur depuis toujours, j’étais un grand fan de Michael Jordan et ma mère était commerciale, donc je me suis dit que c’était une bonne première étape. 

Au fur et à mesure de la licence, on a eu des cours de marketing et de finance et c’est là où je me suis dit que c’était vraiment ce qui me parlait le plus. J’ai découvert que j’étais assez porté sur les chiffres concrets et tout ce qui touche à l’argent et aux probabilités. Je me suis dit à ce moment-là que j’allais faire un concours parallèle pour les écoles de commerce, que j’ai réussi et je me suis envolé pour Bordeaux en Master d’école de commerce, spécialisation marketing. 

J’ai fait des stages dans des entreprises variées, et je suis notamment passé sur le terrain en tant que chef de secteur à Grenoble, où j’ai développé des compétences commerciales pures. J’ai aussi fait un stage en 2017 dans une entreprise très connue maintenant, Emma Matelas, où on a lancé le marché français. Ca m’a permis de voir à peu près tout sur le digital : l’analyse de données, le service après-vente, la création de site web, l’e-réputation, et sans le savoir j’ai semé des graines dans ce qui deviendra plus tard mon métier. 

Puis à un moment, j’ai senti que le salariat n’était peut-être pas fait pour moi dans ma façon de réfléchir, parce que je me sentais pas 100% libre dans mes actions. J’ai donc fait un MBA en stratégie digitale, qui a consolidé et modernisé mes connaissances, et je me suis dit que j’allais tester d’en faire une activité à moi. J’ai rejoint un groupe de travail qui était à la base un projet de MBA et à travers, j’ai rencontré plein d’entrepreneur·e·s qui à chaque fois avaient les mêmes questions. Et à chaque fois je leur donnais les mêmes réponses. 

D’où la création de ma société qui s’appelle La Nouvelle Stratégie, parce que ce que je faisais pour ces personnes quand je leur répondais, c’était de leur apporter à chaque fois une nouvelle stratégie pour leur entreprise.

Quelles sont les choses que tu préfères le plus au sein de ton activité ?

C’est simple, car c’est mon cœur de métier et ma passion : la publicité. Car évidemment il y a la technique, les campagnes sur les réseaux, sur Google, mais ce qui me fait le plus kiffer c’est le besoin, l’étude de la problématique du client. Parce que je vais devoir rentrer dans sa tête et dans la tête de ses clients pour savoir quels sont leurs désirs. Pour comprendre comment on va effectuer la jonction entre l’offre du client et ses cibles. C’est ce travail très minutieux, qui porte presque sur la psychologie, qui m’excite le plus. Que sont ses intérêts dans la vie ? Quelles sont ses peurs ? Quelles sont les choses qui le drivent tous les jours ? Quels sont les verbatim qui lui parlent ?

C’est via ce conglomérat de petites choses qu’on va obtenir un profil-type et que je vais pouvoir proposer des choses qui peuvent être des campagnes Google Ads, mais aussi des choses plus indirectes comme des newsletter, des campagnes de mailing, des livrets blancs, des lead magnets ou de la création de contenu. 

La deuxième chose qui me fait le plus kiffer dans mon métier et que je fais un peu depuis deux ans, c’est d’enseigner et de faire rayonner ma vision du marketing et de la publicité, qui a très mauvaise presse. J’aime transmettre cette vision à travers les cours que je peux donner dans des écoles de marketing ou à la CCI, mais aussi dans quelques conférences que j’ai pu faire.

Quel conseil principal donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait se lancer à son compte ?

Mon conseil est de ne pas écouter les autres. Ne pas écouter les conseils et de passer à l’action. Aussi minime soit l’action, elle aura un impact sur le long terme, et l’accumulation de ces petites actions suivra logiquement le chemin de l’entrepreneuriat. Joint à ça, le fait de s’en foutre totalement de ce que peuvent penser les autres, même des entrepreneur·e·s, car ce qui compte, c’est de tout découvrir soi-même. 

Le conseil que je donnerais pour une personne qui veut se lancer dans la publicité, ce serait de se poser d’abord la question de comment elle consomme. Quels sont les messages des marques, entreprises ou associations, qui la touchent ? Qu’est-ce qui fait qu’elle consomme ? Parce que quand elle comprendra ou qu’elle essayera de chercher la réponse, elle pourra ensuite le dupliquer à d’autres personnes. Il y a quelque chose de très philosophique et de psychologique là-dedans. 

Rien que ce petit exercice de rétrospection permet d’avoir déjà des premières bases de publicité. S’il y a bien un adage qui pour moi est faux, c’est que le marketing crée le désir. Les meilleurs publicitaires savent diriger le désir, car le désir était déjà là et qu’il a toujours existé. 

Qu’est-ce que ça t’apporte personnellement au quotidien de travailler dans un coworking, et pourquoi as-tu fait ce choix ?

Pour moi c’est assez simple : c’est la connexion sociale. 

Quand j’ai démarré, j’étais tout seul. J’avais à la base aucun problème à travailler chez moi du matin au soir, puis je me suis dit que j’aimerais quand même voir autre chose. J’ai donc testé dans un petit cowork du quartier Neudorf, qui s’appelle les Compotes. Et en quelques mois, j’ai vu mes connexions exploser et surtout mes demandes clients. 

Juste en créant du lien authentique avec les gens, j’ai naturellement été mis en relation avec des prospects, des personnes et des entreprises qui avaient un réel besoin. Et c’est aussi beaucoup plus sympa d’avoir une vie sociale, non seulement avec ses amis, mais aussi quand on travaille.

Et si on peut allier les deux, c’est parfait, et aujourd’hui c’est le cas pour moi donc évidemment que je vais continuer, ça m’apporte au quotidien chez Station Seja. 

Quels sont tes rêves professionnels, objectifs ou projets que tu aimerais développer ?

J’aimerais que La Nouvelle Stratégie devienne comme un emblème, une façon de penser, en faisant émerger une identité ou une stratégie de marque à ses clients. J’ai envie qu’on se souvienne de La Nouvelle Stratégie d’ici 20, 30 ou 40 ans comme d’une façon de penser plutôt que d’une entreprise. 

Un livre, un podcast, un artiste, film ou créateur de contenu que tu aimerais nous recommander aujourd’hui ?

Pour moi c’est assez simple, je conseille de faire du sport et de la méditation. Parce qu’on a tellement d’interférences et d’idées qui passent dans notre cerveau toute la journée. Notre cerveau c’est un peu comme la mémoire vive d’un ordinateur, et le sport et/ou la méditation permettent de fermer ces onglets là et d’enlever le brouillard qui s’accumule. La mauvaise nouvelle, c’est que ça s’accumule tous les jours.

Le sport et la méditation n’effacent pas la mémoire à long terme : au contraire, ils n’ont pas d’influence sur le passé ou l’avenir. Par contre, ils ont une influence sur le présent, et il y a des fois où on a juste besoin du moment présent.

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