Peux-tu te présenter et nous dire quelle est ton activité en quelques mots ?
Moi c’est Pierre-Marie et mon métier c’est d’accompagner les industries pharma, biotech et microélectronique dans la mise en place de systèmes de filtration.
Un système de filtration, ça réduit le nombre de particules non voulues dans un produit, principalement dans des liquides ou des gazs. Dans la pharma, par exemple, on réduit le nombre de bactéries pour qu’il n’y ait pas de développement bactériologique et dans d’autres secteurs, on cherche plutôt à enlever des polluants qui vont venir baisser la qualité des produits finaux.
Mon poste c’est d’être ingénieur d’affaires, c’est commercial mais avec aussi une grosse partie technique. Le but, c’est de proposer la meilleure solution aux clients, adaptée à leurs besoins. Il y a une partie développement, une partie accompagnement, gestion de projet, etc.
Raconte-nous un peu ce qui t’a amené à ce que tu fais aujourd’hui.
Je suis arrivé à ce métier car je me suis pas mal cherché pendant longtemps, j’ai fait beaucoup de jobs alimentaires. Et un jour, je me suis dit que j’aimerais quand même sortir de là et je me suis laissé un an pour trouver un métier qui me convenait mieux.
J’ai trouvé un poste de chargé d’affaires dans une société qui faisait de la ventilation industrielle. J’ai gravi les échelons au fur et à mesure, j’étais d’abord en back office, puis j’ai pris de plus en plus de missions front. Je suis ensuite devenu responsable d’un secteur, de la partie vente. J’ai changé d’entreprise en passant de la ventilation à la filtration de poussière, puis le poste dans lequel je suis aujourd’hui, la filtration de fluides et de gaz.
J’ai pas fait d’études, ça a été pour moi une opportunité d’avoir un poste où je pouvais faire de la gestion de projet, avec des fournisseurs en anglais, ça me bottait bien. Je cherchais justement à pouvoir plus m’investir et mettre vraiment mes compétences à disposition sur autre chose que de faire de la chaîne. Donc je l’ai fait et ça a trop bien marché.
Quelles sont les choses que tu préfères le plus au sein de ton activité ?
Ce que j’aime beaucoup dans mon quotidien, c’est que tu apprends tout le temps plein de trucs et tu te rends compte de comment les choses que tu vois sont faites. Et vu que moi j’ai toute la partie commerciale, je vais souvent voir des clients sur site, et je peux voir où est-ce que mon produit s’intègre. Je m'occupe du Grand Est pour toute la partie biotech et pharma, et pour la microélectronique, je m’occupe de toute la France. La semaine dernière j’étais à Aix-en-Provence, j’y retourne la semaine pro, puis Grenoble, Lyon, Paris. Parfois aussi à l’étranger pour visiter les fournisseurs.
J’aime aussi beaucoup l’aspect gestion de projet, pour faire du suivi, voir les avancements, et faire le pont entre plein de gens, et être un peu la pierre angulaire du projet. J’aime aussi la partie humaine, dans ma boîte il y a vraiment une très bonne ambiance. Même si je ne les vois pas souvent, je ne me suis jamais aussi bien entendu avec des collègues qu’avec les gens avec qui je travaille actuellement.
Quel conseil principal tu donnerais à quelqu’un qui aimerait faire le même métier que toi ?
Il y a une grosse partie développement commercial dans mon métier, donc mon conseil, c’est accroche-toi, car tu vas te manger des murs. Ça dépend de ta position sur le marché et de l’image de ton entreprise, et il ne faut pas se démotiver rapidement et faut pas avoir peur.
Faut s’accrocher et faut pas s’arrêter aux murs que tu peux prendre, parce qu’au bout d’un moment, ça finit toujours par payer. Il faut voir loin dans un métier où on te demande du concret, parce que t’es beaucoup drivé par des chiffres car c’est ton métier de rentrer des commandes. Et c’est dur de garder le cap, mais c’est quand même quelque chose qui en général s’équilibre.
Il y a aussi le fait — je ne m’en rendais pas compte au début — mais tu bouges beaucoup. T’es souvent en mouvement et tu travailles beaucoup. Faut être prêt·e à se torcher un peu avec son empreinte carbone.
Qu’est-ce que ça t’apporte personnellement au quotidien de travailler dans un coworking, et pourquoi as-tu fait ce choix ?
Je vais commencer par pourquoi j’ai fait ce choix. C’est un métier où tu peux vite être seul·e malgré le fait que tu vois des clients constamment. Quand je suis chez moi, je me rends compte que je me lève, je taffe, la journée elle finit et si j’ai pas des courses à faire, j’ai pas vu l’extérieur de la journée.
Et ça m’apporte la solution aux problèmes que je viens de citer. Ca t’apporte du lien social, ça t’aère l’esprit, ça te permet de te mettre dans une dynamique et d’être plus efficace. Ou parfois d’avoir un moment pour souffler un peu et avoir des petites interactions avec les gens.
Quels sont tes rêves professionnels, objectifs ou projets que tu aimerais développer ?
Dans l’avenir, j’aimerais conforter mes compétences avec une formation. J’ai déjà fait un parcours VAE pour valider une licence, mais c’est quand même différent de faire un dossier VAE que de suivre une vraie formation. Aussi pour me donner des compétences que j’ai pas forcément acquises à 100%, notamment le management.
J’aimerais bien aussi devenir maraîcher, ou plutôt trouver le temps pour faire pousser des légumes. A court terme, essayer d’être moins dans le rush. Faire quelque chose d’un peu plus manuel, plus palpable.
Un livre, un podcast, un artiste, film ou créateur de contenu que tu aimerais nous recommander aujourd’hui ?
En artiste, forcément, Mac Miller. C’est quelque chose qu’on fait plus trop aujourd’hui, de lancer un album et de l’écouter jusqu’au bout, et pas juste piocher un ou deux sons que t’aimes bien. Et lui faisait vraiment des projets construits, tu peux le mettre en fond, en boucle — c’est des albums que je peux réécouter sans m’en lasser.
Sinon, je conseille un jeu de société qui est trop bien, Présages. La logique, la dynamique du jeu est vraiment chouette. Les cartes sont trop belles, ça se joue en équipe, il y a de la réflexion dans tous les sens, c’est vraiment bien.





