Peux-tu te présenter et nous dire quelle est ton activité en quelques mots ?
Je m’appelle Nicolas, et mon métier c’est consultant & expert SEO / SEA.
Si je devais définir le SEO / SEA — je me suis confronté à cet exercice un milliard de fois, j’ai dû en développer 38, des explications — ce serait d’aider les entreprises à être visibles sur les pages des résultats de recherche. Rendre visible leur site internet via soit de la publicité, soit via du trafic organique.
Raconte-nous un peu ce qui t’a amené à ce que tu fais aujourd’hui.
Je voulais pas du tout faire du web de base, je voulais être paléontologue… c’est raté ! J’étais en échec scolaire, je me suis dirigé vers la filière STG et plus particulièrement la filière mercatique. J’ai trouvé ça concret et intéressant, ce qui m’a fait continuer dans cette voie-là, vers un DUT puis un master. J’ai commencé à avoir mes premiers contacts avec le référencement, sans que ce soit très clair.
C’est après mes alternances, et lors de ma première expérience dans le salariat que j’ai eu mes premières notions concrètes d’IA, de SEO, et de SEA. Je suis parti voyager, et en me disant : “bon, il faut vraiment que je m’y mette” et j’ai acheté les bouquins d’Olivier Andrieu. Je me suis auto-formé grâce à eux, mais aussi sur LinkedIn Learning, et j’ai vraiment accroché au fait qu’il existe toutes ces règles pour influencer les algorithmes, et que c’est très concret.
J’ai ensuite travaillé en agence en tant que consultant SEO / SEA et chef de projet, ce qui m’a permis de me développer sur la partie SEA. Et aujourd’hui, ça fait plus de deux ans que je suis à 100% freelance et que j’ai pu développer mon portefeuille en travaillant sur plusieurs sujets SEO / SEA.


Quelles sont les choses que tu préfères le plus au sein de ton activité ?
C’est très propre à moi-même, mais je me suis rapidement rendu compte que le salariat n’était pas fait pour moi, ne serait-ce parce que je ne partageais pas les valeurs ou la vision des managers au-dessus de moi. Je me sentais bridé, comme si je n’arrivais pas à développer mon potentiel.
Mais quand tu te lances seul·e, c’est une démarche challengeante car tu essayes de t’améliorer d’un mois à l’autre, d’année en année — tu gagnes en expérience comme ça. Il y a aussi les conditions de travail, car même si tu te rends vite compte que ce n’est pas comme les vidéos YouTube où tu vas bosser 4h par jour, tu bosses pour ton entreprise, ça te fait kiffer, ça te donne envie d’y aller à fond.
Sinon, sur les types de missions que je préfère, ça va être de partir de l’audit et relever tous les problèmes dont le client ne soupçonnait pas l’existence, et suivre la continuité du projet avec un accompagnement, la mise en place d’une vraie stratégie, etc. Quand tu vois les mots-clés que tu as travaillés qui se positionnent en top 3, que de manière générale la visibilité de ton client s’améliore grâce à tes campagnes ou à ta stratégie de contenu, ça fait comme des petites décharges de dopamine.
Un autre élément important pour moi est de pouvoir choisir tes clients en fonction de tes valeurs, et ça c’est quelque-chose que tu peux difficilement faire en étant salarié.
Quel conseil principal donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait se lancer à son compte ?
On a eu plein de fois cette discussion au coworking, et pour moi il y aurait trois piliers importants.
Le premier conseil serait de ne pas s’enfermer. C’est vraiment important de s’entourer et de prendre un maximum d’expériences des autres, de ne pas rester seul·e face à un syndrôme de l’imposteur mais aussi de te confronter parfois à une remise en question essentielle.
Le deuxième serait de se considérer dès le départ comme un·e pro. Agir comme un chef d’entreprise et cadrer toutes tes prestations, créer tes process, tout ce qui peut te faire gagner du temps et servir à te donner une image professionnelle.
Le troisième, et pas le plus facile, c’est de se “brander”. Surtout dans le secteur du web, il faut penser site web, être actif sur Malt, sur LinkedIn, pas forcément tout ça en même temps mais ne pas avoir peur de montrer que t’es présent·e, de prospecter et de développer ton réseau.
Qu’est-ce que ça t’apporte personnellement au quotidien de travailler dans un coworking, et pourquoi as-tu fait ce choix ?
Cette question, je pourrais y répondre pendant une heure ! Pour moi ça a été game-changer, il y a eu un avant et un après. J’avais pas eu l’impression de souffrir de l’isolement, mais quand je suis arrivé dans ce coworking, je me suis dit que finalement, si.
Ça m'apporte beaucoup au niveau du partage d’expérience, et pas uniquement en pro, ça t’aide à te sentir légitime quand tu évolues dans un environnement bienveillant où tout le monde a envie de se tirer vers le haut. Ne serait-ce parfois que de partager un café ou une discussion avec quelqu’un, ça rend le quotidien plus plaisant.
Il y a aussi les opportunités business qui surviennent parfois en discutant avec les autres, quand on se rend compte qu’on aurait un intérêt commun à travailler ensemble et que les collaborations se passent super bien.
Et enfin, tu as la partie sociale et événementielle en allant boire des coups ensemble ou en participant à des événements organisés par le coworking, je trouve ça assez cool et ça renforce les liens.


Quels sont tes rêves professionnels, objectifs ou projets que tu aimerais développer ?
Un des fils rouges qui revient en permanence pour moi c’est d’essayer d’apporter plus d’éthique dans mon activité, pour qu’elle soit en corrélation avec mes valeurs. J’aimerais créer une agence qui ne travaillerait qu’avec des entreprises, associations ou acteurs qui œuvrent dans le développement durable, les énergies renouvelables, impliquées dans la protection des animaux ; tout ce qui ressort des luttes intersectionnelles.
A plus court terme ce serait de continuer de développer des projets à visée entrepreneuriale, comme des apps SEO, et continuer à améliorer mon expertise en ayant aussi des expériences dans la formation et en étant intervenant dans les écoles de management.
Un livre, un podcast, un artiste, film ou créateur de contenu que tu aimerais nous recommander aujourd’hui ?
Pour rester fidèle à ce qui m’impacte le plus dans ma vie, ce serait le livre de Kobe Bryant, “Mamba Mentality, ma façon de jouer”.
Je le vois comme un mantra qui pousse à être la meilleure version de soi-même et de t’en donner les moyens, d’être comme un étudiant de la vie et d’appliquer la discipline et une routine à tous les aspects de sa vie.





