à la rencontre de

Mathieu Bowe

Préparateur mental pour les joueurs de tennis, paddle et sports de raquette, Mathieu accompagne ses clients sur la gestion du stress, la confiance en soi et la concentration. Lui-même joueur, il a construit sa méthode à partir de sa propre expérience des blocages mentaux.

Dans cette interview, Mathieu revient sur son parcours de joueur devenu préparateur mental, sur ce que ça signifie de "percer un plafond de verre", et sur sa conviction que le travail mental au tennis ouvre des portes bien au-delà du court. Il partage aussi ce que le coworking lui apporte au quotidien et ses ambitions pour la suite.

Peux-tu te présenter : ton prénom & quelle est ton activité en 1-2 phrases

Moi c’est Mathieu, j’ai 30 ans et je suis préparateur mental pour les joueurs de tennis, paddle et aussi d’autres sports de raquette. Je les accompagne sur le stress, la gestion des émotions, sur comment se concentrer, comment avoir confiance en toi, etc. 

Je le fais surtout en format visio, mais aussi  sur le terrain, ça dépend de la formule que les joueurs vont prendre. On va parler de l’aspect technique, tactique, mais surtout mental.

Raconte-nous un peu ce qui t’a amené à ce que tu fais aujourd’hui.

En fait, je suis moi-même joueur de tennis. Et quand j’ai commencé, j’ai rencontré toutes ces difficultés : le stress, la pression, le peu de confiance. Je pensais que c’était parce qu’il fallait s’entraîner plus, car c’est ce qu’on me disait, mais au final c’était vraiment dans ma tête. J’avais arrêté le tennis tellement j’étais frustré, et je ne prenais plus de plaisir. J’étais retourné au foot, et c’était la même chose.

Et quand je suis retourné dans mon ancien club, il y avait un entraîneur qui était basé sur l’aspect mental. Au début, je me suis dit “c’est quoi ce truc ?” et je n’ai essayé qu’au bout d’un an. Au bout du sixième entraînement à peu près, j’ai vu une vraie différence et j’ai trouvé ça incroyable.

Je me suis dit que ça, je voulais pas le garder pour moi, car il y a trop de personnes que je connais qui souffrent comme moi. Donc je me suis formé, j’ai créé ma méthode, afin d’aider les autres à percer ce plafond de verre, et ces barrières mentales qui peuvent être le stress, le regard des autres, etc. Car si aujourd’hui tu changes pas ta vision des choses comme j’ai pu le faire avec les joueurs ou moi-même, tu restes bloqué, et tu ne peux pas exploiter ton plein potentiel. Chaque joueur a un passé différent, mais la plupart vont rencontrer les mêmes blocages. Et tout ce que j’amène sur le tennis aujourd’hui, ce sont des conseils qu’ils peuvent appliquer dans leur vie perso aussi.

J’ai toujours baigné de par ma famille dans l’entrepreneuriat, et j’ai toujours voulu travailler pour moi-même. J’avais la vision de créer quelque chose, de savoir ce que je peux apporter aux autres, mais aussi de gagner de l’argent plus facilement, sans dépendre d’une grille salariale. Tu travailles : tu gagnes de l’argent ;  tu travailles pas : tu gagnes pas d’argent. J’ai toujours bossé comme un fou, j’ai toujours été indépendant et débrouillard, c’est ça qu’on m’a appris.

Quelles sont les choses que tu préfères le plus au sein de ton activité ?

Ce que je préfère le plus, c’est d’aider les autres. Ce qui me plaît le plus, c’est quand j’ai un joueur qui me dit “Mathieu, t’as changé ma vie, tu m’as apporté des choses tennistiques mais aussi dans ma vie en général”. J’ai les frissons, car tu sens l’impact que t’as sur les autres, le fait de leur faire changer leurs perceptions et de les faire évoluer dans leur vie. C'est ce qui m’anime le plus aujourd’hui.

Quel conseil principal tu donnerais à quelqu’un qui aimerait se lancer dans l'entrepreneuriat ?

Pour moi, il faut oser se mettre une deadline. Pendant un an, un an et demi, tu vas prendre le temps, car même deux ans dans une vie, c’est rien. Tu peux toujours retomber sur tes pieds derrière. Donc c’est vraiment d’oser se dire que l’on se donne à 100%, tu fonces et ensuite seulement tu regardes ! 

Éviter les écueils aussi où tu penses que quand tu réussis pas, t’es nul. Sauf que non, en fait, t’as besoin d’échouer pour réussir à aller loin. A cause de ça, on se fixe des objectifs tout petits au lieu d’aller chercher des trucs grands. 

Qu’est-ce que ça t’apporte personnellement au quotidien de travailler dans un coworking ?

Venir au coworking ça me permet de rencontrer d’autres personnes, de sortir du cadre de chez moi, d’avoir un rythme de travail et surtout de pouvoir être tranquille. Je bosse encore de chez moi, mais t’as pas de coupure entre travail et vie perso.

Mais ce que j’aime c’est surtout d’échanger, de faire du réseau, dans un environnement de travail qui est sain. Mentalement, je pense que c’est bien d’avoir au moins un deuxième lieu où tu peux bosser tranquille.

Quels sont tes rêves professionnels, objectifs ou projets que tu aimerais développer ?

Ce serait de créer mon académie physique, avec l’aspect mental en ligne de mire. Avec des cours de tennis et tout le package, mais avec une spécificité sur l’ouverture d’esprit et l’aspect mental. 

En second objectif, j’aimerais aussi accompagner un joueur en Grand Chelem. En faisant plus de tournois, en rencontrant plus de joueurs, en créant du feeling avec eux, en essayant qu’ils aient une ouverture d’esprit parce que beaucoup de joueurs aujourd’hui ne sont pas très ouverts sur l’esprit mental. Comme il faut lâcher quelque chose pour reconstruire à nouveau, ils y sont pas forcément prêts. Ca veut aussi dire qu’ils peuvent régresser au classement le temps de, et ça ils veulent pas. 

Un livre, une passion, un podcast, un artiste, film ou créateur de contenu que tu aimerais nous recommander aujourd’hui ?

Un livre que j’ai beaucoup aimé, ce serait “Comment se faire des amis”. Je l’ai beaucoup apprécié sur l’aspect business. Il y a aussi “L’identité gagnante” de Pierre David, car il comporte une prémisse de l’une des méthodes que j’utilise dans ma méthode. Ça permet vraiment d’équilibrer les perceptions et de déconstruire pas mal de choses, notamment pour quelqu’un qui entreprend et a tendance à se comparer. Ça se lit facilement et en plus c’est intéressant.

Pour continuer à suivre son parcours, retrouve son activité, projets et actualités :